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Gilles Catoire, Maire de Clichy
Fin 2004, le conseil municipal de Clichy a adopté un voeu de soutien à La Périféerique.
Accompagné de plusieurs de vos adjoints, vous avez donné le départ du test comparatif « Coeur ou moteur ? » Cette initiative vous semble-t-elle susceptible de favoriser le développement de la pratique du vélo ?
Oui ! Il faut développer ce type d'initiatives qui visent à faire la promotion des déplacements en vélo, à les rendre plus accessibles et à convaincre les habitants de s'y mettre !
Quelles mesures permettraient d'augmenter la proportion des déplacements à vélo entre Paris et la banlieue, actuellement très faible ?
Il y a un manque chronique de liaisons entre les pistes cyclables. Il faut engager un plan de liaison des pistes de Paris avec celles des communes de la petite couronne. Avec Saint-Ouen, la ville de Clichy a proposé l'intégration d'une piste cyclable au futur boulevard urbain qui permettra le contournement de Clichy et Saint-Ouen.
Quels sont les projets de la ville de Clichy pour favoriser le développement des circulations douces ?
La ville de Clichy a créé une piste cyclable le long d'un axe de circulation important, la rue de Paris. Cette piste existe depuis plusieurs années mais continue de faire débat. Des habitants demandent plus de pistes, mais ces équipements génèrent aussi une certaine résistance de la part de groupes d'habitants qui considèrent notamment qu'ils représentent une emprise trop importante sur la voie publique, pour une utilisation très réduite. Le développement des pistes cyclables doit se faire en concertation en prenant en compte tous les avis.
Comment imaginez-vous l'avenir des déplacements à Clichy, à l'horizon 2020 ?
Il s'agira avant tout d'élargir l'offre de transports en commun, avec notamment le projet Ouragan visant à doubler la fréquence des rames sur la ligne 13, le futur prolongement du tramway sur les Maréchaux et l'élargissement de l'offre de bus.
Qu'attendez-vous de La Périféerique ? En quoi ce projet peut contribuer au rééquilibrage des modes de déplacement, et favoriser le lien social entre Paris et la banlieue ?
Essentiellement un impact symbolique dans un premier temps. Un tel projet peut certainement contribuer à développer des liens entre Paris et les communes voisines.
Votre initiative rejoint la réflexion engagée par la Mairie de Paris sur l'insertion urbaine du Périphérique, en lien avec l'ensemble des communes limitrophes. |
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Patricia
Tordj man-Planas, 1er Maire-Adjoint de Gentilly
Au nom de Yann Joubert, Maire de Gentilly, vous avez accueillie l'arrivée du test « Coeur ou moteur ? » devant l'hôtel de ville. Nous vous en remercions chaleureusement.
Cette initiative vous semble-t-elle susceptible de favoriser le développement de la pratique du vélo ?
C’est une initiative
qui permet de pointer concrètement les difficultés
de déplacement et l'intérêt de privilégier
des modes alternatifs à la voiture . Je note avec intérêt
que le piéton en transports en commun est arrivé 5
minutes seulement après le vélo.
La ville de Gentilly a une forme de cœur, mais qui a du
mal à respirer tellement elle est enserrée par
les voies de circulation automobiles. Elle est bordée
par deux autoroutes et le périphérique, et traversée
du nord au sud et d'est en ouest.
Pour autant, les Gentill é ens ont des difficultés à se
déplacer à Paris et dans les autres villes. Par
exemple, le bus 57 qui nous amène au Centre de Paris ne
fonctionne ni le soir ni le dimanche ! Il faut améliorer
l’offre de transport en commun en banlieue , reconquérir
l’espace public et mieux le partager pour développer
des transports en commun, des pistes cyclables, des voies piétonnières.
Comment imaginez-vous l'avenir des transports parisiens et franciliens, à l'horizon 2020 ?
Comme je vous l’ai dit,
la Ville de Gentilly est particulièrement meurtrie par
la circulation automobile. La construction du Boulevard périphérique
et des autoroutes a décousu des vies de quartiers, l’animation
locale. Maintenant, toutes les rues de Gentilly butent sur une
autoroute.
Mais nous prenons notre avenir en main : la ville fait partie
de la communauté d’agglomération du Val de
Bièvre, qui est la première à avoir adopté un
plan de déplacement urbain, !
La couverture totale de l’A6B est prévue dans le
cadre du contrat de plan Etat-Région, pour un montant
d 'environ 130 M€. Nous allons récupérer
de l’espace, et instaurer des pistes cyclables. Nous voulons également
créer des passerelles au-dessus du périphérique.
Enfin, nous travaillons à l 'aménagement des aqueducs
de la Vanne du Loing, pour créer une promenade cycliste
et piétonne, qui irait du parc du Luxembourg aux sources
de la bièvre.
Quels sont les raisons qui ont poussé la Ville de Gentilly à soutenir la Périféerique, et son projet d'ouverture du périphérique aux piétons et aux sportifs ?
Les valeurs qui sont véhiculées
par la Périféerique sont en phase avec les aspirations
des élus de Gentilly, en ce qui concerne les transports,
la pratique sportive, le lien entre Paris et la banlieue au développement
duquel nous voulons contribuer et nous partageons cette belle
ambition avec les élus de Paris.
Et puis ce sont les initiatives symboliques qui font bouger les
choses. Je vais vous en donner un exemple.
Historiquement, la cité Universitaire vivait totalement
en osmose avec la ville de Gentilly.
Après la construction du périphérique, la
seule passerelle qui existait entre la cité Universitaire
et Gentilly, la passerelle du Cambodge (du nom du pavillon de
la cité auquel elle était reliée), a été fermée
avec du fil de fer barbelé. C’est seulement bien
des années plus tard qu’elle a ouvert à nouveau, à la
demande du Maire de Gentilly, et ce fut à l’occasion
du pique-nique géant sur la « méridienne
verte », qui passe précisément à cet
endroit.
Pensez vous être en mesure de convaincre les habitants de la ville de laisser la voiture au garage le jour de la Périféerique ?
Comme l’a montré l’enquête
sur le plan de déplacement urbain de Val de Bièvres,
la population de Gentilly est celle de la Communauté d’Agglomération
qui plébiscite le plus les modes de transport alternatifs.
A Gentilly, on s’est battu pour la couverture de l’A6B.
Afin de l’obtenir, un comité de soutien a été créé,
réunissant beaucoup de Gentill é ens. des initiatives
ont eu lieu: une grande chaine humaine a entouré l'autoroute
mais pour se faire entendre on aurait pu aller plus loin...
Par le passé, Gentilly a déjà organisé une
manifestation sur le périphérique, pour défendre
une entreprise de la ville ! mais je pense que le soutien populaire
et celui de nombreux élus permettra d'obtenir les autorisations
nécessaires à la réalisation de cette belle
idée périféérique. |
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Bertrand Delanoë, Maire de Paris
Le Conseil de Paris a été un
des premiers exécutifs locaux a apporter son soutien
unanime à La Périféerique, en octobre
2003. Aujourd'hui vous soutenez l'opération "Coeur ou
moteur ?". Cette initiative vous semble-t-elle susceptible
de favoriser le développement de la pratique du vélo ?
En organisant une course entre un automobiliste, un cycliste, un roller et un piéton utilisant les transports en commun, l'association Périféerique propose une initiative concrète, originale et ludique, pour contribuer à apprécier de façon renouvelée les déplacements à Paris. J'apporte tout mon soutien à ce projet : en prévoyant un départ et une arrivée de la course au-delà des limites du boulevard périphérique, cette manifestation illustre bien la réalité de Paris aujourd'hui, les échanges multiples avec les communes et départements voisins, et la nécessité d'une réflexion sur les déplacements à l'échelle de l'agglomération parisienne. Ce projet incite à une vraie réflexion sur le choix des modes de transport dans une ville dense : pour répondre à des enjeux de santé publique, la Ville de Paris a engagé la réalisation depuis 2001 de divers aménagements qui favorisent le développement des modes alternatifs à la voiture : espaces civilisés, quartiers verts, aménagement de couloirs de bus ouverts aux taxis et aux vélos, pistes cyclables… Des premiers résultats positifs peuvent être constatés : ainsi le nombre de cyclistes a augmenté de près de 50% ! Et les résultats de la course qu'on vient de me communiquer vont dans le même sens : le vélo a gagné - bravo !
Quelles mesures permettraient d'augmenter la proportion des déplacements à vélo entre Paris et la banlieue, actuellement très faible ?
Améliorer les liaisons cyclables entre Paris et la banlieue me paraît une priorité pour développer les échanges en vélo. Cela nécessite une coopération active entre communes voisines, mais aussi de repenser la barrière que constitue le périphérique, avec des projets ambitieux de couverture, à l'image de celles qui sont en cours de réalisation, porte des Lilas, ou porte de Vanves.
Comment imaginez-vous l'avenir des transports parisiens et franciliens, à l'horizon 2020 ?
La Ville de Paris s'est engagée depuis l'automne dernier dans l'élaboration d'un plan de déplacements qui définira les priorités d'action. Ce plan a fait l'objet d'une concertation d'ampleur, au sein des arrondissements parisiens, mais également avec l'ensemble des collectivités voisines de Paris, sous l'égide de mes adjoints D. Baupin et P. Mansat, respectivement chargés des transports et des relations avec les collectivités d'Ile de France. Pour des raisons juridiques, ce plan doit s' inscrire dans les limites administratives parisiennes. Pour son élaboration, nous avons souhaité toutefois qu'il soit construit et débattu à une échelle plus large. Ce plan, qui sera arrêté prochainement par le Conseil de Paris, mettra l'accent sur le développement des transports collectifs et des modes doux, mais aussi de toutes les solutions qui peuvent contribuer à réduire la pollution et les nuisances, en garantissant un développement harmonieux de l'agglomération parisienne et l'accès de tous à la mobilité. |
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Françoise de Panafieu, conseillère de Paris, Maire du 17ème arrondissement et candidate de l'UMP à Paris aux Municipales de 2008.
Françoise de Panafieu, avec l'ensemble du Conseil de Paris, vous soutenez La Périféerique. Vous avez également salué l'opération « Coeur ou moteur ? ». Selon vous, qu'apportent ces deux initiatives ?
Ces initiatives permettent de promouvoir une autre façon de voir la ville et de s'y déplacer, notamment sur le périphérique.
La Périféerique c'est aussi une chance pour favoriser l'intercommunalité puisque les communes limitrophes sont aussi intéressées. Un tel projet aidera les parisiens à comprendre qu'on est tous dépendants les uns des autres, que l'on vive à Paris ou dans les communes de banlieue. Ca permettra ainsi de sensibiliser à la dimension intercommunale. L'événement devra associer tout le monde, sans dresser les groupes les uns contre les autres. Il n'y a pas les automobilistes contre les cyclistes, ou les parisiens contre les habitants de banlieue, mais des citoyens qui ont tous besoin de se déplacer.
Comment imaginez-vous l'avenir des transports parisiens et franciliens, à l'horizon 2020 ?
Il y aura moins de voitures, et la chance d'une vraie alternative dans le domaine des transports en commun.
J'aime beaucoup le tramway, mais je me demande si dans 20 ans, quand il sera achevé, il ne risque pas d'être déjà dépassé notamment par rapport à un enjeu d'avenir essentiel, l'interconnexion banlieue-banlieue. N'aurait-il pas fallu plutôt investir sur Orbital, projet de métro très rapide reliant les banlieues les unes aux autres sans passer par Paris ?
Un tel projet répondrait mieux aux exigences d'une grande métropole européenne.
Il faudra également créer des parkings sécurisés pour laisser sa voiture aux portes de Paris et relier les gares et les aéroports les uns autres autres. |
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